Difficultés scolaires

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L’ENFANT: EN DIFFICULTÉS SCOLAIRES

 

Les difficultés scolaires peuvent être en lien avec des troubles psychomoteurs. Leur origine peut être génétique, développementale, neuropsychologique, instrumentale, ou psychologique.

Elles peuvent être de différentes natures :

problème d’attention,
problème de concentration,
problème de mémoire,enfant
lenteur,
difficulté de raisonnement, d’association, de transfert des apprentissages logico-mathématiques,
peur de l’échec,
difficultés avec l’écriture,
stress,
hyperactivité,
inhibition,
précocité intellectuelle.

Les apprentissages scolaires nécessitent au préalable, une bonne intégration des pré-requis psychomoteurs.

En effet ces pré-requis, organisés autour de schèmes moteurs de base, sont nécessaires à l’organisation de la pensée, l’accès à l’imaginaire, et la maîtrise du symbolisme et de l’abstraction.

Apprendre est un processus complexe qui dépend de nombreux facteurs qui interagissent entre eux et s’influencent au cours du développement de l’enfant dans différentes dimensions : instrumentale, cognitive, symbolique, affective et comportementale.

Ainsi, notre façon de penser, de nous exprimer et d’apprendre dépend donc directement de notre structuration psychomotrice et la reflète.

ApprentissageLire , écrire et calculer sont donc directement liés avec l’orientation et la structuration spatiale et temporelle du mouvement.

L’apprentissage des mathématiques (et de la géométrie) s’appuie sur des compétences psychomotrices comme la perception de l’espace et du temps, le schéma corporel ou la latéralité.

Un enfant qui compte sur ses doigts vit ces notions d’abord sur le plan corporel ce qui donne un support à la représentation mentale. Ensuite seulement, et grâce à ce support, le calcul mental devient possible.

L’intelligence va se servir de perceptions corporelles, spatiales et temporelles pour développer la logique et intégrer des notions telles que l’ordre, la comparaison des tailles et unités de grandeur, la permanence des volumes et des formes, la succession, les proportions, les arrangements et probabilités, par exemple.

Réfléchir sur la position de son corps en mouvement permet à l’enfant d’approfondir la perception de son propre corps.

Une meilleure perception, plus nuancée, renforce également la capacité de concentration et permet l’orientation améliorant ainsi les processus cognitifs

L’apprentissage de la lecture : si le thérapeute spécialiste de la lecture est l’orthophoniste ; l’enfant doit en amont disposer d’un système sensoriel fonctionnel, d’une perception efficace et d’une psychomotricité efficiente.

Un enfant mal latéralisé ou présentant des troubles de la perception temporo-spatiale peut présenter des symptômes de type dyslexie.

Un bilan psychomoteur permettra de situer l’enfant au niveau des fonctions psychomotrices de base nécessaires aux mathématiques et de distinguer pour la lecture, le trouble psychomoteur et le trouble spécifiquement orthophonique.

il permettra , le cas échéant de demander des examens complémentaires concernant l’activité neurologique, l’audition, la vision, la psychologie (Q.I., projectif…)

Le cas de la précocité intellectuelle

Chez l’enfant intellectuellement précoce, il existe souvent un syndrôme de dyssynchronie (décrit par J.C. Terrassier) et un développement hétérogène. Il existe à plusieurs niveaux :

Décalage entre développement intellectuel et développement moteur qui aboutit souvent à des difficultés psychomotrices. Il arrive d’observer des difficultés de maladresse. L’enfant peut être mal à l’aise dans les activités manuelles, en particulier au niveau de l’écriture, difficilement lisible. Souvent, l’enfant essaie de fuir les tâches motrices et masque ses difficultés par une intellectualisation. L’adulte va souvent dire de lui qu’il est un enfant « cérébral ».

Pour autant, il ne faut pas minimiser l’hétérogénéité des capacités de l’enfant intellectuellement précoce. Le développement psychomoteur nécessite une harmonie entre les différentes compétences motrices et psychiques.

Décalage entre différents secteurs du développement intellectuel : Lors d’un test d’efficience intellectuelle (le plus connu étant le WISC), les tests de raisonnement et d’analogie sont souvent plus brillamment réussis que les tests information, vocabulaire et arithmétique. Ce qui peut rendre prépondérant le rôle de l’environnement, en permettant à l’enfant intellectuellement précoce des acquisitions à la mesure de ses capacités et aussi d’harmoniser ses compétences psychomotrices.

Décalage intelligence – affectivité : son intelligence fine lui donne accès à des informations qui peuvent être anxiogènes car son âge et son niveau de maturité affective ne lui permet pas toujours les assimiler.

L’enfant intellectuellement précoce, dans ses relations avec les autres obtient plus difficilement des gratifications dans ces deux domaines : intellectuel et affectif.

L’accompagnement en psychomotricité lui apprendra à maîtriser son corps, les gestes fins de l’écriture, de la manipulation d’objets tels que règles, équerre, rapporteur…et à structurer sa manière de penser et d’aborder les concepts qui l’intéressent.

La psychomotricité dans son approche globale de la personne permet à l’enfant de grandir et d’apprendre dans une meilleure harmonie, de développer son intelligence en s’appuyant sur un équilibre psychomoteur efficace.

Cet équilibre entre fonctions psychiques et fonctions psychomotrices permettra une meilleure intégration et orientation de l’enfant précoce au sein du système scolaire : d’une part en informant et aidant au respect de ses spécificités de développement et d’autre part en l’aidant lui à gérer son système émotionnel et à s’adapter au système d’enseignement.